« Artemisia Gentileschi et son temps », l’exposition de peinture à ne pas manquer

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Vous avez jusqu’au 8 mai 2017 pour passer la porte du Palais Braschi. Et plonger dans une exposition dédiée à une femme peintre très talentueuse.

L'exposition Artemisia Gentilschi.
L'exposition Artemisia Gentileschi donne à voir de sublimes tableaux.

Cette exposition de peinture a tout pour elle. À commencer par le lieu où elle est organisée, le Palazzo Braschi, qui abrite le Musée de Rome. C’est dans ce palais néoclassique du XVIIIème siècle, situé non loin de la Piazza Navona, que se tient en ce moment la superbe exposition dédiée à Artemisia Lomi Gentileschi, l’une des plus talentueuses femmes peintres de tous les temps. Une façon de rendre un hommage appuyé à celle qui naquit à Rome le 8 juillet 1593 et mourut à Naples vers 1653.
Jamais autant de toiles de cette artiste-peintre italienne de l’école caravagesque n’avaient été réunies pour être exposées dans un même lieu. De nombreux musées internationaux parmi les plus connus ont contribué à l’organisation de cette exposition en acceptant de prêter des œuvres, comme le Prado à Madrid, le Metropolitan Museum or Art à New York, la Galerie des Offices à Florence, etc. Au total, ce sont près de 90 œuvres qui permettent de se faire une idée précise du style d’Artemisia Gentileschi, entre 1610 et 1652.

Une exposition dédiée à une femme libre

Judith et sa servante.
Judith et sa servante (1613).

Parmi les tableaux à la beauté magnétique, citons Suzanne et les vieillards (1610), une œuvre d’une densité particulière, voire exceptionnelle, sachant que la jeune Artemisia Gentileschi n’était âgée que de 17 ans quand elle le réalisa. Un véritable talent sans nul doute hérité de son père prénommé Orazio, peintre maniériste proche du Caravage, qui élève seul sa fille, souvent présente dans son atelier.
L’humain et la religion ont beaucoup inspiré Artemisia Gentileschi qui a réalisé nombre de portraits et de peintures religieuses, des autoportraits aussi. Elle a souvent travaillé pour les Médicis. Son traitement de la lumière est particulièrement remarquable, notamment dans ses tableaux des Judith, comme, par exemple, Judith et sa servante (1613), ou encore la deuxième version de Suzanne et les Vieillards (1652). À l’époque, elle était l’une des rares à se permettre de peindre des nus.
Si vous aviez loupé l’exposition organisée au musée Maillol, à Paris, en 2012, courez voir celle-ci ! Elle vaut vraiment le déplacement pour honorer celle qui fut la première femme admise à l’Académie de Florence. Une femme libre…

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